Sommaire forêt    

1.2 Habitats naturels

La Forêt de Breitenbach est concernée par la directive du Conseil de l'Europe concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, dite directive "habitats".

 

 1.3 ZNIEFF et ZICO.

La forêt de Breitenbach ne possédait pas de Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique dans l'inventaire de 1992.

Par contre, il existe une Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux qui englobe les parcelles 29,32, 33, 35, 37 et 38. Il s'agit de la zone AC09 "Massif des Vosges: Hautes-Vosges", couvrant 88 200 ha et dont les espèces les plus remarquables sont la Bondrée apivore, le Faucon pèlerin, la Gélinotte des bois, le grand Tétras, la Chevêchette d'Europe, la Chouette de Tengmalm, le Pic cendré, le Pic noir et le Pie-grièche écorcheur.

1.4 Flore.  

1.4.1 Etages et séries de végétation.

La Forêt de Breitenbach est située à une altitude allant de 430 à 1190 mètres, ce qui la place en partie dans l'étage collinéen (25%) et en partie dans l'étage montagnard (75%).

Etage collinéen.

L'étage collinéen proprement dit est représenté par les parcelles 1 et 2 (41,46 Ha), situées sur versant sud, entre 580 et 780 mètres d'altitude. On y rencontre la chênaie sessiliflore et la pineraie-chênaie. Entre l'étage collinéen et l'étage montagnard, nous sommes en présence d'un étage de transition, où le sapin fait son apparition dans des peuplements mixtes de hêtres, pins, chênes, et diverses autres essences, feuillues et résineuses. Il s'agit des parcelles 3 à 7, 17, 21 et 22 (94,01Ha). Compte-tenu de l'altitude de ces parcelles (430 à 855 mètres), et surtout de leur exposition (ouest), nous les avons intégrées à l'étage collinéen, pour bien leur attribuer un objectif autre que la production de sapin pectiné.

Etage montagnard.

Le reste de la forêt (399,56 Ha) se situe dans l'étage montagnard, entre 540 mètres (bas de la parcelle 10 sur versant nord) et 1190 mètres d'altitude. On y rencontre la hêtraie-sapinière, ces deux essences pouvant être en proportions très variables et associées à d'autres, autochtones, principalement érable sycomore et frêne, ou introduites comme l'épicéa, le douglas et le mélèze.

Au dessus de 1 000 mètres, on entre dans l'étage de la hêtraie d'altitude, principalement occupé par des peuplements d'épicéas d'origine artificielle. On n'y trouve pas de pessière naturelle.

1.4.2 Relevé des espèces végétales remarquables.

Voir en annexe.(non disponible pour l'instant)

1.4.3 Répartition des essences forestières.

Le tableau ci-desous donne la répartition des essences forestières principales en fonction du couvert

Apperçu de la carte des Essences

(surface occupée en vue aérienne)

Les feuillus n'ont été comptabilisés par essence que dans les parcelles où ils sont purs ou bien individualisés, ce qui est le cas dans l'étage collinéen (chêne et hêtre). Dans l'étage montagnard on est en présence de feuillus mélangés, principalement hêtre et érable sycomore, accessoirement frêne, merisier, aulne et bouleau.

Pendant longtemps les peuplements ont été maintenus très denses, et les éclaircies faites par le bas, ce qui explique l'absence de sous-étage, même dans les peuplements à essences de lumière. On ne rencontre que quelques rares sureaux et camerisiers à balai.

1.4.4 Peuplements et arbres biologiquement remarquables.

Une partie des parcelles 10, 11 et 12 est classée depuis 1981 pour la récolte de semences forestières. Il s'agit d'un peuplement d'une centaine d'années, de 15 hectares, composé d'environ 70% de sapin d'origine naturelle et 30% d'épicéa d'origine artificielle, et classé pour la récolte des deux essences:

- 03 AP 13, sapin pectiné "Massif de Gérardmer"

- 03 PE 04, épicéa commune "Vallée de Munster".

1.4.5 Précisions sur l'état sanitaire des peuplements.

Le dépérissement forestier observé sur les résineux à partir de 1982 a donné lieu à l'installation en parcelle 36 d'une placette d'observation suivie à partir de cette date et abandonnée depuis 1987. Une autre placette, en parcelle 2 a été installée en 1984 dans le cadre du réseau Deforpa et fait toujours l'objet d'une visite annuelle.

Ce dépérissement, caractérisé par un jaunissement voire une chute prématurée des aiguilles de la cime ne semble pas s'agraver, et inquiète moins les forestiers que pendant la dernière decennie.

L'inquiétude actuelle provient des accidents météorologiques des dernières années, sécheresse, tempêtes, verglas, suivis d'invasions d'insectes, scolytes en particulier. L'épicéa, déjà sensible au fomès, est fortement attaqué, ainsi que le sapin en station limite. Ces deux essences représentant 65% de la surface, souvent en peuplements quasiment purs, il conviendra d'en tenir le plus grand compte.

1.5 Descriptions des peuplements forestiers

1.5.1 Types de peuplements rencontrés sur la forêt.

La forêt est traitée en futaie régulière et présente effectivement une structure régulière. Les peuplements sont équiennes et à un seul étage.

Volume total du groupe de régénération: 61 645 m3.

Le volume sur pied est important, voisin de 420 m3/ha, ce qui est nettement supérieur à celui du groupe précédent qui était de 343 m3/ha. Les coupes d'ensemencement devront être fortes, ce qui permettra d'abaisser la densité, et également de rééquilibrer le pourcentage des essences en fonction de l'objectif défini.

1.6 Faune sauvage.

1.6.1 Relevé des espèces animales remarquables.

Espèces Nom scientif. Statut

1.6.2 Autres espèces présentes dans la forêt.

Grand gibier présent chassable.

Le Cerf. Compte-tenu du morcellement de la forêt de Breitenbach, le cerf n'y est pas présent en permanence.

Depuis la rédaction de cet aménagement on constate sa présence en permanence.

Le Chevreuil. Présent depuis toujours dans la forêt.

Le Sanglier. Classé "nuisible", il cause des dégâts aux cultures, mais pas aux peuplements forestiers.

Autres animaux chassables.

Parmi les animaux classés "gibier" par la législation, on ne trouve guère que le lièvre. Par contre, on trouve de nombreux "nuisibles" (renards, blaireaux, martres, geais, etc).

1.6.3 Situation par rapport aux capacités d'accueil de la forêt.

. Le Cerf. Au cours des 6 dernières années, seuls 2 biches et un faon ont été tirés. La densité de l'espèce est faible, mais en augmentation constante. Des hardes de passage occasionnent des dégâts aux jeunes peuplements (écorçages).

. Le Chevreuil. Les prélèvements moyens annuels opérés par les chasseurs au cours des 6 dernières années ont été de 60 chevreuils. La population étant stable, celà suppose un cheptel d'environ 170 chevreuils, ce qui représente, pour une surface chassable de 1 312 ha, une densité de 13 chevreuils aux 100 ha. La densité "économiquement supportable" dans les forêts des vosges cristallines étant d'environ 8 têtes aux 100 ha, on peut en conclure qu'il y a une fois et demie trop de gibier, ce qui explique que la régénération tant naturelle qu'artificielle du sapin et des feuillus est devenue difficile sans protection (protection individuelle ou engrillagement).

. Le Sanglier. Des surdensités passagères ont été constatées, sans toutefois avoir été estimées avec précision. On peut rappeler que des battues dites "spéciales" ont été organisées pour réduire le cheptel, responsable de gros dégâts aux cultures, principalement aux prairies de fauche.

1.6.4 Précisions sur l'état sanitaire.

L'état sanitaire est satisfaisant, encore que l'on observe une diminution du poids moyen des chevreuils tirés, imputable en partie peut-être à un manque de quiétude, mais très certainement pour beaucoup à une surdensité de l'espèce.

1.7 Risques naturels, d'ordre physique, pesant sur le milieu.

Le risque principal est le risque de chablis lié aux vents dominants de sud-ouest. L'assiette des coupes de régénération devra impérativement en tenir compte.

1.8 Risque d'incendie.

Néant.

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